Comme d’autres moyens comme le financement externe via la vente d’actions, ou le recours à l’emprunt bancaire par exemple, l’autofinancement est un des moyens dont dispose une entreprise pour financer ses investissements ou ses dépenses.

Définition de l’autofinancement

L’autofinancement est un mode de financement interne à l’entreprise. Les ressources financières obtenues au sein même de l’entreprise grâce à son activité et sa rentabilité doivent permettre d’assurer le financement d’une bonne partie de ses projets.

L’autofinancement se calcule à partir des dotations aux amortissements, des provisions et des bénéfices non distribués. L’autofinancement fait souvent l’objet de la part des dirigeants d’entreprises d’un arbitrage entre la rémunération des capitaux propres et des actionnaires et, le coût et les possibilités de financement de l’entreprise.

L’entreprise peut en effet recourir à des capitaux extérieurs, c’est-à-dire à l’épargne ou au crédit bancaire.

Qu’est-ce que l’autofinancement ?

L’autofinancement est le résultat de la somme des dotations aux amortissements (les dépenses nécessaires au renouvellement des équipements), des réserves (provisions et bénéfices non distribués), des plus-values, des capitaux propres, des exercices antérieurs et de l’épargne. Il correspond à l’accroissement des actifs nets réels de l’entreprise durant une période déterminée. On le calcule en général grâce aux Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) même s’il existe d’autres méthodes de calcul.

Les risques de l’autofinancement

Il est important de préciser que le recours à l’autofinancement a un coût et comporte tout de même certains risques.

En effet, avant de pouvoir se permettre de s’autofinancer, l’entreprise doit disposer de moyens suffisants, qui l’autorisent à investir dans de nouveaux projets. Il est aussi important de savoir que ces projets peuvent se révéler infructueux, et donc générer de grosses pertes pour l’entreprise et ses actionnaires. L’utilisation de ces réserves, principalement destinées à rémunérer les actionnaires, doit donc s’effectuer de façon vigilante et organisée.

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Calcul de l’autofinancement

La capacité d’autofinancement, calculée année par année, inclut les amortissements comptables de l’année et le bénéfice net de l’année.

Les amortissements comptables sont la principale partie de l’autofinancement. Ils ne nécessitent pas l’accord des actionnaires. Ce sont des charges dites “non décaissées”. Si l’entreprise achète une année une machine à 100 000 euros et l’amortit sur dix ans, elle passera pendant chacune de ces dix années une charge comptable “non décaissée” de 10 000 euros. C’est une façon de répartir le coût d’un investissement sur sa durée de vie, un peu comme si l’entreprise cotisait chaque année à une caisse d’investissement ou à un fond de pension. Le bénéfice net est calculé après déduction des amortissements. Ainsi, même si l’entreprise ne fait aucun bénéfice net pendant ces cinq années, elle peut très bien payer son investissement de 100 000 euros grâce au flux d’argent de 10 000 euros pendant dix ans.

Elle peut se calculer en prenant l’excédent brut d’exploitation (EBE, ou EBITDA en anglais) et en déduisant les charges réellement décaissées que sont les intérêts bancaires et l’impôt sur les bénéfices.

La notion d’autofinancement est définie dans un sens plus large, à savoir la capacité d’une entreprise à se financer au travers de ses capitaux propres.

L’augmentation de capital est considérée comme une source de financement interne, lorsqu’elle est effectuée par des actionnaires ou associés afin d’accroître les ressources stables de la société.

En dehors de l’autofinancement, les autres sources possibles de financement sont :

  • l’emprunt auprès de banques ou des marchés financiers par émission d’obligations d’entreprises.
  • l’émission de nouvelles actions dans le cadre d’une augmentation de capital (en cas d’achat par des actionnaires externes).

Théorie financière

On considère généralement que l’autofinancement (dont le coût financier est égal aux dividendes versés aux actionnaires) est le plus sain de tous les moyens de financement. La fiscalité ne lui est cependant pas favorable. Contrairement à l’emprunt, qui coûte des intérêts, fiscalement déductibles, le coût des fonds propres (dividendes payés aux actionnaires), représente réellement un coût du fait qu’ils sont taxés à l’impôt des sociétés, car non-déductibles.

On peut toutefois objecter que, précisément parce que son coût se limite aux dividendes versés, il risque de détourner des ressources financières d’emplois qui seraient plus rentables, cela amène donc des coûts d’opportunité.

Selon ce raisonnement, une entreprise ne devrait autofinancer que des projets dont la rentabilité est au moins égale au coût des capitaux propres, et remettre l’essentiel de ses bénéfices aux actionnaires sous forme de dividendes, ceux-ci arbitrant eux-mêmes entre les investissements possibles.

La rentabilité est cependant difficile à anticiper si l’entreprise est en situation de concurrence.

Les ratios liés à l’autofinancement

Taux d’autofinancement : épargne/FBCF (c’est la capacité d’une entreprise à financer ses investissements par sa propre épargne).

On utilise parfois, dans les ratios de structure d’une entreprise, le ratio autofinancement : autofinancement / valeur ajoutée. Ce ratio mesure la part de la valeur ajoutée consacrée à l’autofinancement.

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